20 octobre 2018 - Laissez vos commentaires

Le tricot rend heureux!

 

Le tricot est une forme de méditation. Il repousse, ou élimine l’angoisse, la douleur, le stress, la démence, l’anorexie, l’Alzheimer…Il retarde l’arthrite, il développe l’estime de soi…
Le tricot a aussi des vertus sociales. Tricoter, c’est aussi faire partie d’une communauté et nouer des liens.
L’Association, « le Fil et la Main » en témoigne.


« En milieu pénitencier, règnent sous la discipline carcérale, le sentiment de culpabilité, la solitude, l’état dépressif, les envies suicidaires…Pendant un an, lors de nos animations tricot avec 15 élèves, nous avons constaté un changement radicale sur la majorité des participantes.Quelques réflexions de nos élèves parlent de leur espoir retrouvé après quelques mois de cours. http://www.lefiletlamain.org/actions/

 

En milieu cancérologie, nous sommes confrontés à une douleur physique et psychique dont on ne ressort pas indemne, surtout en pédiatrie. Mais là où le miracle se produit est lorsque le groupe se retrouve autour du tricot. Un bavardage incessant, les doigts emmêlés dans les fils, les « j’ai perdu une maille! », « dis, tu peux m’faire une écharpe pour mon chat Pilou? », des rires, des papas moqueurs, des projets de déco pour Noël. Les enfants, attachés à leur chariot de chimio, insistent pour faire comme maman, et se lancent avec une détermination étonnante sur leur premier petit carré au point mousse.On oublie tout! C’est même irréel. Du coup les mamans se confient entre elles, se tranquillisent mutuellement, dédramatisent. Elles ne se sentent plus seules.

« Depuis que ma fille s’est mise au tricot, elle est plus souriante et calme, du coup, moi aussi »(10 ans).

« T’oublieras pas de dire à Curie qu’il donne un diplôme au meilleur garçon tricoteur, parce que c’est moi qui l’aura! »(8 ans).
Un bout de laine, juste avec un bout de laine, pour vivre des moments profondément humains.


Avec les immigrés et SDF

Un milieu bien différent. Des adultes, avec un parcours dramatique qui tue l’estime de soi, vous fait plonger dans la solitude, la délinquance, l’indifférence de l’autre. La réinsertion n’en est que plus compliquée.

Et pourtant…

Le tricot réveille des sentiments oubliés. Tricoter en groupe pour un projet commun, provoque une détermination à finir l’ouvrage, pour ne pas rester à la traîne.

  • Stimule la fantaisie, par le choix du modèle, des couleurs.  –  Active une curiosité vers l’autre. – Développe l’empathie. – Provoque la fierté l’ouvrage une fois terminé.  Etonnament nous avons une forte participation – masculine.  Les rires et les anecdotes heureuses fusent. Encore des moments déstabilisants, mais toujours aussi humains.
    Ces différents milieux, pour ne parler que d’eux, ont un point commun essentiel. l’oubli du regard de l’autre. Si les bienfaits du tricot se retrouvent être les mêmes, « le regard de l’autre » qui blesse profondément l’ensemble des participants, redevient moindre.  Personne ne cherche à juger, à remarquer la différence, les blessures physiques, les traumatismes psychologiques, la diversité des cultures, tous sont à percer les secrets du tricot. Ils se retrouvent sur un terrain neutre et gai.Tout devient plus simple et c »est certainement le plus grand atout du tricot!

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